[5eD Ep5] Rouler pour la planète

Il y en a de plus en plus : bicyclette, vélocipède, biclou, deux roues, petite reine mais pourquoi ce goût pour le vélo ? Certes, c’est bon pour la santé mais également pour notre planète.On le sait, le vélo contrairement à nos voitures, ça ne pollue pas. Alors serait-ce la solution pour lutter contre le réchauffement climatique. L’arme redoutable pour lutter contre la pollution ? Faut-il rouler à deux roues pour sauver la planète ? Ce sont les questions que nous nous sommes posés, en 5e D au collège des Chalais. Plusieurs intervenants sont venus nous rendre visite pour tenter d’y répondre.

La qualité de l’air de nos jours

C’est sûr, accroître le nombre de vélos en ville permet de réduire la pollution liée au trafic routier. Le programme Ambassad’air a installé un capteur de dioxyde d’azote (NO2), le gaz lié aux pots d’échappement, dans l’avenue du Canada, devant le collège des Chalais, en octobre dernier. 25 microgrammes par mètre cube d’air ont été relevés contre plus de 50 au bout de la rue de Nantes, juste à côté de la rocade. L’Europe considère qu’au-delà de 50, il y a danger. Mais l’organisation mondiale de la santé considère que ce seuil devrait être abaissé à 20 microgrammes par mètre cube d’air.

Nous avons mesuré devant le collège le trafic routier, puis tenté de le croiser avec la pollution. Le pic de circulation se trouve entre 17 et 18h avec une moyenne de 381 véhicules, voitures et bus. Le capteur de dioxyde de carbone, de CO2, installé dans le collège n’a pas donné de résultats significatifs. Les pics de CO2 ne coïncident pas avec le trafic routier. Pas étonnant pour Jacques Le Letty d’Ambassad’air : « Le CO2 n’est usuellement pas un indicateur retenu pour mesurer l’impact du trafic. » Le chauffage urbain aurait probablement plus de responsabilité que le trafic routier dans ces mesures. Nous ne saurons donc pas la pollution produite par les voitures dans la rue.

Pour autant pour réduire la quantité des gaz dans l’air et donc réduire la pollution de l’air, limiter le trafic routier est une priorité pour les grandes villes, les métropoles comme Rennes. Raison pour laquelle Rennes investit dans des pistes cyclables pour inciter ses habitants à prendre le guidon.

Rouler en toute tranquillité

Les aménagements réalisés par la Ville et la métropole permettent d’éviter le recours massif à la voiture individuelle, première source de pollution en ville. Ils assurent également la sécurité et le confort des cyclistes. Pour la sécurité, les bandes cyclables permettent de marquer la zone réservée aux cyclistes avec une bande blanche ou verte peinte au sol. Désormais, la Ville privilégie le blanc car les automobilistes le voient mieux la nuit. Pour le confort et la sécurité des adeptes du vélo, ces bandes doivent être entretenues. En Automne, gare aux feuilles mortes ! Mais le top du top ; ce sont les pistes cyclables car elles sont exclusivement réservées aux vélos et isolées de la route par un séparateur surélevé : simple et efficace. Il y a aussi les panneaux « sens interdit » auxquels est ajoutée la mention «  sauf vélos » qui leur permet de prendre à contresens une rue à sens unique. Au feu rouge, les vélos sont devant les voitures dans leur sas peint au sol. Grâce à cela, ils peuvent mieux voir la route et tourner comme ils le veulent.

La sécurité du cycliste c’est bien, mais celle du vélo ? Pour empêcher les vols, des arceaux sont nécessaires. Encore faut-il qu’il y en ait assez et aux bons endroits.

La solution My human kit

Pas facile de pédaler quand on est en situation de handicap. Pour autant, le fauteuil roulant n’est pas la solution idéale, adaptée à tous. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » comme le dirait ce cher Lavoisier. Tel est le credo de My human kit qui invente dans son atelier des solutions, au cas par cas, pour que chacun puisse se déplacer librement, facilement.

L’association rennaise My human kit facilite les déplacements des personnes en situation de handicap. Elle invente des solutions à partir de matériaux recyclés comme la Troti-e. Guillaume Sabin, responsable administratif de l’association, a fabriqué en 2018 un étrange centaure : mi-trottinette mi fauteuil roulant. Son propriétaire pilote sa monture avec le guidon, le frein d’un côté, l’accélérateur de l’autre. Bien pratique pour faire ses courses.

La batterie, fixée à l’avant de la Troti-e, provient d’un vélo électrique du réseau Star bon pour la casse. L’ensemble des matériaux nécessaires à cette invention, dont le moteur, vient de dons d’autres associations. À chaque problème, sa solution ! Ainsi la roue motorisée de Yoahnn Véron, à fixer à l’arrière d’un fauteuil roulant pour aller plus vite et plus loin, ou encore le Vespace, une sorte de trottinette électrique à trois roues conçue par Charlie Dréano, pour se déplacer autant en extérieur qu’en intérieur.

On l’aura compris, la voiture, reine des transports urbains c’est fini. Il va falloir partager la route avec d’autres modes de transports : moins polluants, moins chers et parfois plus rapides. Il faudra encore du temps pour changer nos habitudes et surtout trouver le moyen de transport qui nous est le plus adapté.

Houda, Antoine, Hannayh, Simon, Yasser, Anano, Yasser, Leïla, Amrane, Ronan, Margot, Gabriel, Akhmed, Ali, Anne, Maëlys, Jules, Jade, Aissam, Ersilda, Romuald, Satiya, Johenna

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